Eboue Kouassi : « Le club que j’aime c’est Marseille »

Aujourd’hui, nous avons la chance de découvrir Eboue Kouassi, milieu de terrain du Celtic actuellement en prêt à Genk.

• Bonjour Eboue, tout d’abord peux-tu te présenter pour ceux qui ne te connaissent pas ?

  • Bonjour, moi c’est Eboue Kouassi, international ivoirien et j’ai 22 ans.

• À seulement 22 ans, tu as déjà évolué en Côte d’Ivoire, en Arménie, en Russie, en Écosse et te voilà maintenant en Belgique, qu’est ce que toutes ses expériences t’ont apportées ?

  • C’est vrai que pour un jeune joueur de 22 ans, avoir déjà fait 4 pays, c’est un peu trop mais je pense que pour moi c’est quelque chose de grand. Ça m’a apporté un peu de maturité parce que plus jeune j’ai connu certaines difficultés, ça m’a forgé, ça m’a apporté plus d’expérience, différentes cultures, différentes langues et pour moi c’est quelque chose de bien. Tous les pays dans lesquels je suis passé, ça n’a jamais été facile, j’ai pu m’en sortir donc pour moi c’est quelque chose de grand, ça m’a encore donné de la force pour entamer les échéances à venir.

• En janvier 2017, tu rejoins le Celtic Glasgow pour environ 3,5M€. Le 22 novembre 2017, tu effectues tes débuts en Ligue des Champions face au PSG (en rentrant à la 69′) lors de la grosse défaite 7-1. Que retiens-tu de ta seule apparition dans cette compétition malgré le score final ?

  • Pour moi c’est quelque chose d’inoubliable parce que c’était déjà un rêve d’enfance qui s’est réalisé. Jouer mon premier match de Ligue des Champions contre le Paris Saint-Germain, un grand club avec des stars, on ne peut qu’être satisfait. Jouer la Ligue des Champions, c’est quelque chose dont je rêvais et faire mes débuts avec tous ces grands joueurs au Parc des Princes, avec cette ambiance. Malgré la défaite, je pense que j’ai retenu quelque chose de positif.

• Malgré ton jeune âge, tu es déjà triple champion d’Écosse avec le Celtic, qu’est ce que cela représente pour toi ?

  • Une satisfaction, et je suis chanceux aussi, car ce n’est pas permis à tout le monde d’être trois fois champion. C’est une grâce de Dieu, je n’y avais jamais pensé en venant au Celtic. C’est quelque chose qui me donne de la force et de l’envie de continuer à travailler pour avancer dans le football, quelque chose qui me dit que je pourrais un jour gagner des grands trophées. C’est une grâce de Dieu, quelque chose d’exceptionnel.

• En manque de temps de jeu, tu as été prêté en Belgique cet hiver, plus précisément au KRC Genk. Avec seulement 4 matchs joués sous le maillot belge, peut-on parler d’un prêt raté ?

  • Non on ne peut parler de prêt raté parce que moi je suis très content d’être ici, car quand je suis arrivé, j’étais pas en forme physiquement comme je revenais d’une blessure, il fallait que je sois au même niveau que les autres joueurs. Quand le coach a senti que j’étais en forme, il m’a directement fait jouer et j’ai enchaîné 4 matchs. C’est déjà quelque chose de bien. Si il n’y avait pas eu cette histoire de Coronavirus, je serai encore en train de faire mes matchs. Je ne parlerai pas de prêt raté, mais plutôt d’un prêt très concluant.

• Justement revenons en arrière, le 28 octobre 2018, tu es victime d’une rupture des ligaments croisés, comment s’est passée ta rééducation et quels conseils pourrais-tu donner à des joueurs qui comme toi, peuvent se blesser ?

  • C’est une date que je ne pourrais pas oublier, car ce jour a été très compliqué. C’était une période très difficile parce que je n’avais jamais connu une aussi grave blessure. J’ai toujours été fort dans ma tête, je me suis donné les moyens grâce à un très bon docteur qui est à Lyon. J’ai commencé ma rééducation à Clairefontaine, en France, puis je l’ai terminée au club. J’ai bossé très dur pour retrouver mon niveau et mes conditions physiques. Le conseil que je peux donner est que le plus important est d’être fort mentalement car tout se passe dans la tête, et surtout se donner les moyens de revenir en pleine forme, suivre les conseils du docteur.

• En raison de la suspension des championnats, as-tu un programme d’entraînement à suivre, et que fais-tu pour t’occuper ?

  • Nous sommes privés de ce que nous aimons faire, c’est à dire de jouer au football, donc on essaye de suivre le programme physique que le club nous a donné. Des exercices physiques, du footing, un peu de gym pour garder la forme. Comme il n’y a rien à faire, on regarde la télé, on joue un peu à la PlayStation.

• Lors de ta carrière, quel est le joueur le plus fort avec lequel tu aies évolué ?

  • Je dirais que dans ma si jeune carrière j’ai connu un grand monsieur, je crois que vous le connaissez tous, un joueur qui a joué à Marseille, Charles Kaboré. Capitaine de l’équipe nationale du Burkina Faso, quelqu’un avec qui j’ai joué à Krasnodar en Russie. J’ai beaucoup appris avec lui, c’est un grand joueur qui m’a donné beaucoup de conseils en tant que milieu de terrain.

• Il y a-t-il un club pour lequel tu rêverai de porter les couleurs un jour ? Si oui, lequel ?

  • Un club que j’adore tant en Angleterre, c’est Arsenal, mais le club que j’aime c’est Marseille, avec l’ambiance, les supporters, c’est un club historique, que j’aime depuis tout petit. Le stade dans lequel je rêve de jouer, c’est le Vélodrome.

• Qu’envisages-tu pour la saison prochaine ? T’imposer au Celtic, te relancer en prêt, ou quitter le club écossais ?

  • Le plus important c’est de me concentrer sur mon prêt à Genk, faire mes matchs jusqu’à la fin de saison. Après le futur me le dira.

• Pour finir, que pouvons-nous te souhaiter pour la suite de ta carrière ?

  • La santé, pas de blessures, beaucoup de temps de jeu.

Merci beaucoup à Eboue Kouassi d’avoir répondu à nos questions, nous lui souhaitons une très bonne fin de carrière. Rendez vous la semaine prochaine pour une nouvelle interview avec un nouveau joueur évoluant dans la championnat belge.

Leave a Reply